LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES : 1ERE CAUSE DE MORTALITE EN FRANCE [1]
Par maladies cardiovasculaires, on désigne un ensemble de maladies caractérisées
- soit par une obstruction progressive des artères de l'organisme, en particulier les artères coronaires (qui nourrissent le muscle cardiaque), les carotides (qui alimentent le cerveau) et les artères irriguant les membres inférieurs.
- soit par la rupture d'une artère du cerveau.
L'obstruction d'une artère coronaire entraîne une crise cardiaque (infarctus du myocarde), l'obstruction ou l'éclatement d'une artère du cerveau provoquent une attaque cérébrale (accident vasculaire cérébral ou AVC). L'obstruction des artères des membres inférieurs est responsable d'une artérite ou artériopathie oblitérante des membres inférieurs, qui au stade ultime, provoque une gangrène pouvant conduire à l'amputation [3].
UNE CAUSE DE MORT PREMATUREE [3], MAIS AUSSI DE HANDICAP
Les maladies cardiovasculaires tuent plus que le cancer : en France, 1 personne sur 3 en meurt et l'on estime à 20 millions le nombre de personnes concernées par ce risque. On déplore, chaque année en France, 120 000 crises cardiaques (infarctus du myocarde) et 130 000 attaques cérébrales (accidents vasculaires cérébraux) [1].
Mais au-delà de la mortalité, dont elles constituent la première cause, les maladies cardiovasculaires sont aussi source de lourds handicaps : les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent, chez l'adulte, la 1ère cause de handicap acquis et la 2ème cause de démence, ainsi qu'une cause majeure de dépression, tant chez les personnes touchées que dans leur entourage. Ainsi, parmi les survivants d'un AVC, 50% auront une dépression dans l'année, 25% seront déments dans les 5 ans qui suivent et 40% seulement des actifs reprendront leur travail [4].
A QUOI SONT DUES LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES ?
Le principal responsable de l'infarctus du myocarde, de l'accident vasculaire cérébral et de l'artérite des membres inférieurs est une même maladie des artères appelée athérosclérose, qui aboutit au fil du temps à l'obstruction de ces vaisseaux [3]. L'évolution se fait longtemps sans symptôme, et lorsque l'accident survient, la maladie est souvent déjà à un stade avancé.