A partir d'un certain âge, les hommes comme les femmes peuvent connaître des problèmes cardiovasculaires. François, Christine et les autres ont, un jour, fait face à la maladie. Pris en charge par leur médecin, ils ont pu la combattre en se soignant et en adaptant leur hygiène de vie.
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Tant mieux mais sachez que.
L'accident cardiovasculaire est la conséquence d'une maladie des artères appelée « athérosclérose » qui aboutit au fil du temps à l'obstruction de ces vaisseaux. L'évolution se fait longtemps sans symptôme, et lorsque l'accident survient, la maladie est souvent déjà à un stade avancé. Les lésions d'athérosclérose se formeront d'autant plus vite qu'il y a plus de facteurs aggravants associés [25]. Parmi ces risques, certains comme votre âge et vos antécédents familiaux échappent à toute volonté, d'autres au contraire peuvent être contrôlés par des mesures de prévention [3]. Seul votre médecin traitant est à même d'évaluer votre risque et de vous conseiller sur l'attitude à adopter pour le réduire.
L'arrêt du tabac est difficile. Votre médecin traitant peut vous conseiller et vous aider à gérer les symptômes de sevrage.
L'arrêt du tabac est l'un des premiers objectifs à atteindre pour prévenir les maladies cardiovasculaires [1]. Cependant, seule une minorité de fumeurs parvient à s'arrêter dès la première tentative. La plupart des symptômes de sevrage qui surviennent à l'arrêt (déprime, insomnie, nervosité,.) durent environ quatre semaines, mais les pulsions à fumer et l'irritabilité peuvent persister six mois ou plus. Ces symptômes peuvent être considérablement atténués, voire supprimés, avec l'aide de votre médecin traitant, ce qui augmente d'autant les chances de réussite [9].
Quelques années sont nécessaires pour retrouver le même niveau de risque cardiovasculaire qu'une personne qui n'a jamais fumé [9]. Vous devez donc pendant ce délai rester vigilant, et contrôler votre niveau de risque cardiovasculaire.
2 idées fausses sur le tabac [37] |
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En arrêtant de fumer, vous agissez sur un facteur de risque. |
Bonne initiative ! Mais sachez que :
Vous avez peut-être déjà une opinion bien établie sur la façon de mener un régime, mais en terme de réduction de risque, il s'agit d'un problème de qualité plus encore que de quantité. Notre alimentation est en général trop riche en graisses saturées (viandes rouges grasses, charcuteries, produits laitiers, beurre etc.), en cholestérol naturel (œufs), en sucre et en sel. Au contraire, l'apport en fibres (contenues dans les fruits, légumes et céréales) et en sucres lents (contenus dans les féculents et céréales complètes) est souvent insuffisant.
La consommation régulière de certains aliments (les poissons gras par exemple) protège des maladies cardiovasculaires. Votre médecin traitant vous indiquera la meilleure façon de modifier votre comportement alimentaire pour profiter au maximum des bénéfices d'une alimentation saine [17] [38] .
Ceux-ci peuvent disparaître après amaigrissement, mais parfois simplement s'améliorer et nécessiter toutefois une prise en charge complémentaire.
Une fois que vous aurez maigri, il faudra maintenir cette perte de poids et coupler le régime à un exercice physique. Là aussi, votre médecin peut vous aider [19].
En décidant de perdre du poids, vous agissez positivement sur un facteur prédisposant. |
Bravo ! Mais n'oubliez pas que.
En effet, commencer ou reprendre un sport après 40 ans n'est pas toujours anodin. Votre médecin traitant réalisera un bilan de santé et vous recommandera les sports ou activités que vous pourrez pratiquer sans risque pour votre coeur [2].
La sédentarité correspond à des occupations pour lesquelles le corps est très peu en mouvement (par ex : regarder la télévision, travailler devant un ordinateur, jouer à des jeux vidéo, rester assis ou couché). Pour atteindre une dépense d'énergie permettant de réduire le risque cardiovasculaire, il est important, au-delà d'une activité sportive, de modifier son comportement au cours des activités quotidiennes [20].
En décidant de faire du sport, vous agissez positivement sur votre niveau de risque cardiovasculaire. |
Et si vous vous trompiez ?
Le cholestérol contenu dans les s ou les abats peut en effet contribuer à l'augmentation du taux de cholestérol dans le sang [6]. Néanmoins, d'autres facteurs jouent un rôle plus important : le surpoids et la consommation de graisses dites « saturées », qui sont les graisses d'origine animale (beurre, charcuterie, laitages non écrémés,..). Celles-ci augmentent le taux de cholestérol dans l'organisme. Ainsi, même si toutes les graisses favorisent la prise de poids, c'est plus leur nature que leur quantité qui favorise l'excès de cholestérol sanguin et le risque cardiovasculaire [38].
Quelques aliments conseillés pour réduire le risque de maladie cardiovasculaire [35][38] |
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Vous pensez ne pas avoir de cholestérol |
Et si vous vous trompiez ?
D'autres facteurs que le stress sont associés à l'apparition d'une hypertension artérielle.
Le stress peut faire varier la pression artérielle mais n'est pas, contrairement à ce que laisse penser l'idée très répandue de « tension nerveuse », à proprement parler une cause d'hypertension. D'autres facteurs ont été identifiés comme étant associés à une hypertension artérielle [36] :
De plus, les personnes hypertendues ont souvent du cholestérol en excès et du diabète [40].
Vous pensez ne pas avoir d'hypertension. Et êtes-vous sûr d'avoir éliminé tous les facteurs de risque cardiovasculaire ? |
C'est justement parce qu'il y en a toujours eu dans votre famille que vous devez être vigilant
Il est vrai que le fait d'avoir un parent qui a eu un diabète augmente le risque de présenter soi-même la maladie [12].
Cependant, une fois le diabète diagnostiqué, il est possible de prendre des mesures pour ralentir son évolution. Le diabète est une maladie qui reste longtemps sans symptôme, pour ne se manifester que quand certains dégâts sont déjà faits sur les artères. Pendant cette phase silencieuse, le diagnostic peut être réalisé au moyen d'une simple analyse de sang [12].
Si des membres de votre famille sont diabétiques, il est donc vivement recommandé d'en parler à votre médecin traitant.
Les conséquences du diabète, dont l'atteinte des « petits vaisseaux sanguins », sont directement liées au temps et au taux durant lequel le sucre est resté trop élevé dans le sang. Un dépistage et une prise en charge précoces permettent de prévenir ou retarder les complications du diabète [12].
Vous pensez de ne pas avoir de diabète. Mais avez-vous récemment fait mesurer votre glycémie ? |
Et si vous vous trompiez ?
Ainsi, s'il est vrai que les femmes sont relativement protégées de la crise cardiaque et de l'attaque cérébrale avant la ménopause, cette protection « naturelle » disparaît ensuite : c'est ce qui explique qu'un homme et qu'une femme développent une maladie cardiovasculaire à 10 ans d'intervalle [6][42] .
L'émergence de nouveaux facteurs tels que le tabagisme, l'obésité, la sédentarité et le stress explique également l'impact des maladies cardiovasculaires chez les femmes.
Facteurs de risque et facteurs prédisposants sont en effet indépendants du sexe et de l'âge : tabac, obésité, sédentarité, excès de cholestérol touchent autant les femmes que les hommes [7]
Le fait d'être une femme vous apporte un bénéfice. |