Selon la localisation des artères les plus touchées par l'athérosclérose, des symptômes différents pourront apparaître.
LES MALADIES CORONAIRES
Elles concernent l'atteinte des artères coronaires (irriguant le cœur). Les symptômes seront différents selon que l'obstruction de ces artères est partielle ou totale.
· L'ANGINE DE POITRINE (OU ANGOR)
Elle est due à une obstruction partielle d'une artère coronaire. Elle se manifeste par des douleurs dans la poitrine et/ou une sensation d'oppression thoracique, survenant au repos ou au cours d'un effort ; c'est un signal d'alarme.
Le débit du sang est alors inadapté à la demande : le cœur ne reçoit plus suffisamment d'oxygène pour son fonctionnement normal.
· L'INFARCTUS DU MYOCARDE (« CRISE CARDIAQUE »)
Il est provoqué par une obstruction totale d'une artère coronaire en raison d'une rupture de la plaque d'athérome, avec formation d'un caillot (thrombose). Le sang et l'oxygène, et donc l'énergie indispensable au fonctionnement du muscle cardiaque, ne sont plus apportés. Le plus souvent, l'infarctus se manifeste par une très violente douleur avec sensation d'étau dans la poitrine, pouvant irradier dans les bras et la mâchoire.
L'ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL (AVC)
C'est ce qu'on appelle communément l'attaque cérébrale
· L'AVC est principalement dû à l'atteinte par l'athérosclérose d'une artère cérébrale.
En se formant au niveau des carotides (artères au niveau du cou), la plaque d'athérome limite la circulation sanguine vers le cerveau, pouvant provoquer des malaises et des pertes de connaissance.
Lorsque l'artère se bouche complètement, le sang et l'oxygène ne parviennent plus jusqu'au cerveau ; c'est l'AVC ischémique.
Certains signaux avant-coureurs, tels que troubles de la vue ou de la parole, maux de tête, vertiges, faiblesse d'un côté du corps, perte de connaissance, même très passagers, constituent un véritable signal d'alarme [23]. Ils doivent être signalés rapidement au médecin.
· Il existe une autre forme d'AVC, 4 fois moins fréquente, due à la rupture d'une artère cérébrale sous l'influence d'une poussée d'hypertension artérielle. S'ensuit une hémorragie cérébrale : c'est l'AVC hémorragique [3].
Les accidents vasculaires cérébraux touchent environ 130 000 personnes chaque année en France [1]. Ils provoquent des lésions du cerveau plus ou moins invalidantes, plus ou moins réversibles, avec des séquelles plus ou moins importantes, en fonction de la taille de l'artère touchée et de la partie du cerveau endommagée.
2 types d'AVC
L'ARTERITE (OU ARTERIOPATHIE OBLITERANTE) DES MEMBRES INFERIEURS [28]
Elle touche 1% des Français avant 50 ans et majoritairement les hommes au-delà de la cinquantaine.
Parmi les facteurs de risque, le tabac occupe la première place.
Ce sont les artères qui irriguent les jambes qui sont atteintes. Apparaissent alors des douleurs vives dans les mollets, au cours de la marche. Avec l'évolution de la maladie, les douleurs sont de plus en plus vives et fréquentes, survenant même au repos. Au stade ultime, lorsque l'artère bouchée ne véhicule plus le sang et l'oxygène nécessaires à la vie des tissus, le territoire de la jambe concerné meurt peu à peu, jusqu'à laisser apparaître une gangrène qui peut aboutir à une amputation.